Sécurité

Randonner dans des conditions plus difficiles

Publié le 16 octobre 2020

Randonner en hiver

Bien que les saisons soient plus ou moins marquées selon les régions, l'hiver demeure une période qui exige des précautions particulières.

Un contexte plus exigeant
Randonner en hiver est faisable, si l’on se limite à cheminer à basse ou moyenne altitude, en deçà des terrains enneigés. Quelques précautions sont toutefois requises :

  • Prévenir le risque météorologique pour ne pas se trouver confronté au mauvais temps et à des chutes de neige.
     
  • S’équiper correctement en fonction des températures hivernales, pouvant atteindre - 10 °C, voir moins, en montagne.
     
  • Même par temps clément, toujours emporter au fond du sac des vêtements chauds : bonnet, gants, couverture de survie, etc. Un incident peut vous immobiliser quelques heures, et les températures baissent très vite en fin d’après-midi, surtout par temps dégagé.
     
  • Aborder prudemment les passages rendus délicats par le verglas, la glace, ou des restes de neige, notamment à proximité de cascades ou rivières, sur les pentes ou les sections rocheuses.
     
  • Enfin, un détail important : la nuit survient tôt en hiver, aussi faut-il correctement estimer le temps de marche et prévoir de rentrer à temps.

À pied dans la neige ?
La présence de la neige modifie radicalement les conditions extérieures, rendant la pratique de la randonnée quasiment impossible, du moins à pied. Même sur relief plat ou modéré, progresser à pied dans la neige fraîche ou molle est physiquement épuisant, et entraîne rapidement le refroidissement des pieds, inévitablement trempés en peu de temps. Cela ne peut s’envisager que sur de très courts passages.

Une neige durcie portera mieux le marcheur, mais s’avère souvent trop glissante pour y marcher durablement. Ou alors la croûte casse sous les pas, ce qui n’est pas dangereux, mais rend la progression très pénible. Pour profiter de l’ambiance si particulière des paysages enneigés, il vous faudra alors penser raquettes à neige, ski nordique ou ski de randonnée.

Marcher avec des raquettes
De nombreux randonneurs sont devenus adeptes de la raquette en hiver. Même si la parenté avec la randonnée pédestre est évidente, il ne faudrait pas s’imaginer que la simple fixation de raquettes sous ses chaussures suffise pour la pratique de cette activité sportive.

La raquette à neige nécessite un apprentissage spécifique : l’environnement du milieu montagnard, des conditions climatiques plus difficiles, les difficultés pour se repérer dans un paysage enneigé, le rythme de progression plus lent, des efforts musculaires différents, en font une discipline à part entière. Depuis quelques années, de nombreux itinéraires ont été aménagés pour les raquettistes, autour des stations de ski alpin ou des sites nordiques.

La FFRandonnée a crée une classification des terrains de pratique divisée en quatre catégories :

  • Circuits enneigés aménagés et sécurisés: le parcours limité à une journée permet d'accéder facilement à un point de secours. Balisé, il est sécurisé par le service des pistes.
     
  • Terrains nordiques: le parcours s'accomplit sur un itinéraire balisé ou non, excluant des déclenchements naturels d'avalanches de grande ampleur.
     
  • Terrains alpins: le parcours s'accomplit sur des terrains de communes classées comme alpines par la Fédération et évite les accidents de terrain importants. L'accompagnement par un animateur est indispensable.
     
  • Terrains montagnards: le parcours s'effectue sur des terrains alpins, sans limitation d'altitude, adaptés à la progression en raquettes.

Pour partir sans accompagnateur qualifié en dehors des itinéraires aménagés, une bonne expérience de la randonnée en été ne suffit pas. Il est indispensable de bien connaître les risques inhérents à la montagne enneigée, en premier lieu les risques d’avalanche.

Loin d’être l’apanage de la haute montagne, les avalanches se déclenchent également en moyenne montagne, même sur de faibles pentes, sur des versants boisés. De façon générale, une partie des itinéraires d’été est impraticable en hiver. Une bonne connaissance du milieu enneigé est donc requise. Une bonne familiarité avec les techniques d’orientation est préférable, car si se repérer est parfois délicat en été lorsque le brouillard survient, le même exercice devient quasiment impossible sans GPS, lorsque neige et brouillard se conjuguent, et si, de plus, le vent efface les traces…

Enfin, il est évident que toute improvisation est à bannir, comme celle qui consiste à suivre les traces de skieurs ou d’autres marcheurs, hors sentiers balisés : elles peuvent vous conduire vers de grandes difficultés. Le plus sûr reste de faire appel à un accompagnateur en montagne, que ce soit pour une randonnée itinérante ou un séjour comportant des sorties quotidiennes.

Préserver la tranquillité des animaux

L’hiver constitue toujours une période délicate pour la faune et la végétation, même si leurs organismes ont développé des stratégies d’adaptation remarquables. La plupart des espèces animales sont confrontées à la raréfaction de la nourriture, conjuguée au besoin de se défendre contre le froid.

Survivant essentiellement sur les réserves de graisse accumulées durant l’été, les animaux doivent économiser leurs forces et réduire leurs déplacements au strict minimum. Veillez donc à ne pas déranger la faune sauvage, d’autant que la moyenne montagne constitue pour elle une zone de refuge. Laissez de préférence votre chien à la maison, évitez les incursions dans les sous-bois et les fourrés, observez les traces des animaux, sans vouloir les suivre.
 

Randonner en altitude

Quel randonneur n’a pas rêvé de partir pour l’Himalaya ou de parcourir les Andes ? Dans ces régions du monde, l’univers de la montagne commence à l’altitude où nos montagnes d’Europe culminent : le marcheur y franchit des cols à plus de 4 000 m, voire 5 000 m, parvenir jusque-là signifie aussi pénétrer un univers empreint de légendes, et plonger au plus profond d’une culture. La difficulté de marcher dans ces hautes montagnes ne sera pas tant la neige, passagèrement présente au détour d’un col plus élevé, que les effets de l’altitude. Réaliser un trek en haute altitude implique d’abord d’être prêt à accomplir un effort physique considérable, et à se dépasser.

Se doter d’un matériel irréprochable
En altitude, l’équipement doit être à la fois technique et simple, léger et compact, et d’une parfaite solidité. Un sac à dos de grande contenance (environ 80 l) conviendra si vous êtes en autonomie, un sac marin et un sac à dos d’environ 40 l pour une journée suffiront, si vous avez recours au portage.

La randonnée en altitude nécessite d’investir dans du matériel confortable et de qualité : chaussures à tige haute avec membrane type Gore-tex®, sous-vêtements chauds, polaire et veste imperméable respirante, un bon bonnet et une paire de gants pour les coups de froid, un duvet prévu pour des températures inférieures ou égales à - 20 °C.

Pour chauffer les aliments, inutile de compter sur du bois à ces altitudes : le réchaud est indispensable. Il faudra choisir entre les différents types de carburants. Le plus simple, l’alcool, a pour inconvénient de manquer de puissance. Le gaz, au contraire très puissant, peut geler à basse température, et les cartouches de rechange sont parfois difficiles à trouver sur place, alors que leur transport par avion est interdit.

Enfin les réchauds à base de dérivés pétroliers demandent un certain coup de main et des précautions de transport et d’emploi, mais fonctionnent dans toutes les conditions, avec un carburant disponible partout.

S’acclimater à l’altitude et progresser raisonnablement
L’homme n’est pas fait pour vivre en haute altitude, et la randonnée à plus de 5 000 m exige une très bonne condition physique préalable, une acclimatation sérieuse et progressive, et une bonne écoute de son corps.

Faute de cela, elle peut s’avérer réellement dangereuse. Le manque d’oxygène – à 5 000 m, il y a deux fois moins d’oxygène qu’au niveau de la mer – est compensé dans un premier temps par une hyper ventilation, remplacée au bout de quelques jours par une production plus importante de globules rouges. En cas de mauvaise acclimatation, on risque d’être victime du mal aigu des montagnes. Si théoriquement ce mal peut apparaître dès 2 500 m, il est réellement à craindre au-delà de 3 500 m, pouvant entraîner des oedèmes pulmonaires, cérébraux, le coma, voire la mort.

Aucune préparation ne permet d’éviter ces problèmes et, avoir déjà franchi des cols sans souci, ne peut en aucun cas être une garantie pour la suite. L’acclimatation graduelle est donc le seul moyen de s’en préserver. Pour cela il est impératif de ne pas dépasser 500 m de dénivelée par jour et de veiller à son hydratation. À altitude égale, il faut savoir que la pression atmosphérique, et donc la quantité d’oxygène, diminue de façon sensiblement plus rapide au niveau des pôles

Questions d’éthique
Partir pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines en haute montagne suppose souvent de prévoir une autonomie complète en nourriture, et donc l’utilisation de moyens de portage. Mulets et chevaux sont capables de supporter de lourdes charges, mais ils résistent assez mal à l’altitude, au froid et à la neige. Yacks et lamas sont, quant à eux, de véritables animaux d’altitude, mais certains sentiers ne sont pas suffisamment larges, ou sont trop escarpés, pour permettre leur passage.

Dans certaines régions, on utilise alors le portage à dos d’homme. Faire porter plus de 30 kg par un autre homme pour ses propres loisirs pose inévitablement des questions d’ordre éthique : il n’existe pas de réponse satisfaisante et la réflexion appartient à chacun. Toutefois, avant de décider si oui ou non, vous utiliserez des porteurs, sachez que ces hommes sont le plus souvent correctement payés, par rapport aux normes locales.

Il n’est pas rare, également, que le portage s’inscrive dans une tradition culturelle, comme au Népal. Quoi qu’il en soit, toujours respecter les règles et les lois locales relatives au portage : poids maximal des charges, âge minimal des porteurs, prix du kilo transporté, etc....


Randonner dans le désert

Il n’existe pas un, mais des déserts – de sable, de dunes ou de pierres… Tous présentent pour caractéristiques communes l’isolement et une population extrêmement réduite, regroupée autour des points d’eau. Les niveaux de difficulté liés à la randonnée peuvent différer profondément selon les régions : en fonction de la topographie, du degré d’éloignement, et du type d’infrastructures existantes – pistes, oasis.

Les modes de randonnée dans le désert

  • La randonnée chamelière est la formule la plus simple, le randonneur marchant tout au long de l’itinéraire alors que ses bagages sont transportés à dos de chameau. Ces périples d’une ou deux semaines ne demandent pas de condition physique exceptionnelle, même si certains itinéraires sont un peu plus engagés que d’autres.
     
  • La méharée : ce mode de randonnée s’inspire directement de la tradition de la caravane, le randonneur alternant marche à pied et monte sur le chameau. Les distances journalières parcourues étant relativement longues (environ 30 km), il est recommandé d’être un tant soit peu entraîné et en bonne forme physique ; car même si vous décidez de rester toute la journée sur le dos du chameau, la fatigue se fait très vite ressentir.
     
  • Les grandes traversées : très proche de la logistique d’expédition, l’engagement y sera à la fois physique et mental.
     
  • Enfin, certaines zones trop arides (désert de pierres, bordures de massif), exemptes de pâturages, empêchent la présence des chameaux. Des véhicules 4 x 4 sont employés pour assurer la logistique.


Un rythme particulier
La randonnée saharienne fonctionne selon une organisation horaire qui lui est propre : lever matinal pour commencer la progression avant les grosses chaleurs, arrêt entre 11 h et 15 h pour un repos – si possible à l’ombre –, puis reprise de la marche jusqu’à la tombée de la nuit. Les soirées autour du bivouac constituent les moments majeurs de ce type de randonnée. Le jour, la randonnée peut paraître un peu répétitive, mais  correspond à l’esprit des grands méharistes : perdre un peu de ses repères au milieu des étendues de sable.

Un équipement double
Léger, voilà la qualité essentielle que vous devez rechercher dans le choix de votre équipement : privilégier les textiles respirants au séchage rapide ; vos chaussures doivent pouvoir évacuer la transpiration, prévoyez aussi des sandales de marche, très agréables par temps chaud. Attention, le soir, l’air fraîchit sérieusement et il n’est pas rare que le thermomètre frôle les 0 °C la nuit ! Prévoyez donc des affaires chaudes pour le bivouac.

Se protéger de la lumière et s’hydrater Les déserts chauds font partie des milieux les plus sains qui soient. En effet, la faible densité de population et, l’absence de cours d’eau et d’animaux pouvant véhiculer des maladies, font du désert un havre de paix microbien. Cependant, s’armer de protections efficaces contre la chaleur et le rayonnement solaire est obligatoire : crème solaire, lunettes et chapeaux sont de rigueur ! Sous ces climats, les besoins en eau de l’organisme sont considérablement augmentés : pour une bonne hydratation, on estime qu’il faut boire environ 4 à 5 l d’eau par jour. L’eau ne pose pas de problème particulier, mais il est préférable de la traiter chimiquement.

Préserver les paysages désertiques
Ici comme ailleurs, la question est à la fois simple et délicate : comment faire pour ne pas laisser de trace de son passage, alors qu’après une ou deux semaines de marche, les déchets s’accumulent immanquablement ? Une seule solution pour tendre vers un impact zéro : le traitement systématique des ordures.

Tout ce qui peut être brûlé devra l’être – en prenant soin de ne pas faire de feu tous les jours, pour ne pas consommer trop de bois. Ce qui ne peut être détruit par le feu devra être compacté au maximum – ce qui devrait ne pas prendre plus de place que deux gros sacs poubelle – et rapporté en ville.

Les objets en métaux lourds, comme les piles, doivent impérativement être conservés avec soi jusqu’au retour en France, peu de pays étant équipés pour leur traitement. Enfin, pour que certains endroits passablement fréquentés ne ressemblent pas à des toilettes mal entretenues, il est impératif de brûler son papier hygiénique après utilisation. Les repas seront préparés au réchaud, toujours pour éviter de brûler le peu de bois présent.


Randonner dans le grand nord et les régions polaires

Au niveau du cercle polaire, il n’existe quasiment que deux vastes périodes saisonnières : l’été et l’hiver, le jour et la nuit. L’hiver, une neige immaculée recouvre les terres, les températures tombent bien en dessous de zéro, le blizzard fait son office et ronge les congères. Il est alors quasiment impossible de randonner, même à ski.

À la sortie de l’hiver, lorsque la glace commence à libérer les fjords, il devient concevable de découvrir ces régions du Grand Nord, version « manteau blanc », – et les ombres fantomatiques des aurores boréales – avec des traîneaux à chiens ou des skis de raid – conçus pour la randonnée nordique.

L’été, la neige fond, la toundra ressurgit des glaces, les forêts se peuplent d’oiseaux migrateurs, le sol s’imprègne d’eau. Cette période, si elle est la plus favorable en terme de climat, n’en est pas moins malaisée. La boue remplace la glace et, avec elle, les déplacements deviennent difficiles, les ruisseaux gorgés d’eau se dressent en murs infranchissables. Les mouches noires et les moustiques, aux redoutables piqûres, occupent intensément le terrain.

En revanche, les couleurs sont extraordinaires, les dégradés de verts se mêlant aux jaunes des lichens. Moins peuplé que le Sahara, le Grand Nord est le territoire le plus sauvage au monde, où subsiste une faune unique : renards des neiges, caribous, élans, cerfs, ours blancs, phoques et baleines, qui ne fuient pas l’homme.

Indispensable : un équipement performant
En conditions extrêmes, la qualité du matériel conditionne la survie. On a toujours tendance à craindre le froid ; or le vent et l’humidité, comme il en existe dans ces régions froides, se montrent bien plus redoutables. Les vêtements isolants d’aujourd’hui apportent aux randonneurs confort et sécurité par des températures pouvant atteindre les - 40 °C, mais les frileux n’ont que peu de chances d’apprécier la randonnée nordique.

Les couches doivent donc se multiplier : sous-vêtements thermiques, veste polaire, veste coupe-vent, double paire de chaussettes et chaussures nordiques. Sous-gants en soie, moufles… Masque de ski et lunettes solaires complètent l’attirail. Les chaufferettes peuvent donner un gain de chaleur très appréciable au moment où l’on se glisse dans son sac de couchage.

Pour gagner quelques degrés sous une tente, il est conseillé de creuser dans la neige, dans l'abside, une petite « fosse à froid ». L'air le plus froid de l'habitacle va s'accumuler dans la fosse, laissant l'air plus chaud au niveau du corps.

D’une manière générale, tout dans le matériel doit être simplifié : les fermetures doivent être grosses et solides, les sangles des vestes et des sacs facilement préhensiles avec des gants. L’orientation peut s’avérer complexe dans ces étendues planes et sans repère. Le GPS est alors le meilleur moyen de ne pas perdre le nord. Enfin, une balise de sécurité et/ou un téléphone satellite sont indispensables à votre sécurité.

Se préparer à l’environnement
Pas de problèmes microbiens par - 30 °C. L’eau à boire provient de la neige montée à ébullition, donc pas de problème de bactéries non plus. Les soucis les plus fréquents sont plutôt les gelures et brûlures et les affections inflammatoires de l’oeil – l’ophtalmie des neiges – dues à la réverbération du soleil sur la neige et la glace. En milieu enneigé, l’indice de protection des verres de lunettes doit être au moins de niveau 3, le niveau 4 étant préférable.

Un autre phénomène vient du bouleversement de notre horloge interne, de notre rythme, de nos habitudes : l’heure n’existe pas sous ces latitudes, et le jour – comme la nuit – peut être permanent, ce qui autorise la marche indifféremment à midi ou à minuit.

Respecter les espaces vierges
C’est le maître mot de ces voyages. Il existe au Canada des territoires considérés comme des réserves mondiales, dans lesquelles il est interdit de pénétrer, pour leur conserver leur biosphère loin de toute présence humaine. De même, les glaces du Spitzberg, au nord-est du Groenland, renferment des informations primordiales pour les scientifiques, qu’il est impératif de ne pas altérer. Dans les régions polaires, le randonneur doit savoir que l’observation des animaux se fait dans un cadre réglementé.

La plupart des espèces nordiques n’ont pas peur de l’homme, mais il est conseillé de ne pas s’approcher trop près pour ne pas les habituer à notre présence. Il est notamment interdit d’aller à la rencontre des ours.


Randonner en milieu équatorial et tropical

Le milieu équatorial est certainement le moins fréquenté par les randonneurs. Il est vrai qu’avant de partir là-bas, il vaut mieux avoir une idée précise des difficultés du milieu, pour ne pas se tromper de voyage et pour mieux accepter, une fois sur place, les différentes contraintes. Sans parler d’entraînement vraiment spécifique, une bonne condition physique et un bon mental sont requis, notamment pour pouvoir dormir dans toutes les situations. La connaissance des dangers objectifs potentiels est également indispensable pour partir en toute connaissance de cause. Avant de partir, il vaut donc mieux savoir que:

  • Le sol, souvent volcanique, est très friable et sensible à l'érosion; donc prudence en cas de fortes pluies.
     
  • Le climat, très variable, joue énormément sur la pratique. Les fortes pluies peuvent rendre un sentier impraticable en quelques heures.
     
  • La faune et la flore, adaptées au sol et au climat, peuvent présenter un danger potentiel pour le randonneur.
     
  • Enfin, l'isolement rend l'intervention rapide des secours souvent difficile.

La forêt constitue aussi l’un des rares milieux naturels à posséder une véritable acoustique, où sont toujours clairement audibles un souffle de vent faisant frémir les arbres, le sifflement d’un oiseau, ou le cri d’un singe à travers la quiétude de la nuit. Les parcours sont très peu fréquentés, souvent originaux, associant découverte ornithologique du milieu et ethnographie. Le marcheur évolue au sein de labyrinthes de plantes et d’arbres, parfois gigantesques, dont les troncs peuvent atteindre plusieurs mètres de circonférence. Les itinéraires n’ont généralement que très peu de dénivelées, sauf sur certaines îles volcaniques où la marche se transforme vite en escalade. La machette est obligatoire dans ces sentiers étroits, très vite recouverts par la végétation.